Storytellage

Hatsukoi

Salutations !

Aujourd’hui, en attendant d’avoir plus d’évolutions de mon travail à te présenter (ça arrive bientôt, avec une vidéo en plus ! trop énorme ! Enfin, normalement, si tout va bien) je vais te faire un article un peu différent du contenu « habituel » si j’puis dire (parce que c’est pas non plus comme si je bloguais ici depuis 6 lunes !), un « storytelling ».

Ahoi !
Today to keep you waiting while i have some work in progress to show, i present you an article a little bit different from the usual content of this blog. A storytelling .

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Vois-tu, l’une de mes grandes passions dans la vie en dehors de la mode et du thé, c’est la photographie. J’ai la chance d’avoir un papa mordu de la pellicule qui m’a mis mon premier objectif entre les mains très tôt. J’ai délaissé quelques peu mes appareils depuis 1an 1/2 mais je compte bien me rattraper en 2016 ! Résolution première : une pellicule par mois et te faire un petit récap’ à chaque fois, tu vas voir, ça va être super ! Ce que j’aime aussi, c’est raconter des histoires, j’ai pas mal « fanficter » dans mon jeune temps (la vieille qui vient à peine de changer de dizaine ici !) et faire des séries photos pour illustrer des textes est arriver assez naturellement… Je te laisse lire tout ça, dis moi si ça t’as plu, j’en ferais d’autres ! A bientôt <3

See, one of my greatest passion in life beside fashion and tea is photography. I have the chance to have a camera-nerd who gave me my first one at a very early age for Dad.  I neglected my cameras for the past year 1/2 but this time is over ! New year’s resolution ! A film a month and a little sum up here. You’ll see. It is gonna be awesome. What i like to do too, is telling stories. I used to write a lot of fanfictions when i was younger and shooting series to illustrate some texts came naturally. Tell me if you liked it, i’ll make some more <3 

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Il faisait chaud ce jour-là, le soleil était haut, aveuglant. Une de ces chaleurs qui pesaient lourd sur les épaules… Un vieux était assis à sa terrasse. Il contemplait le bayou, fumant sa pipe au rythme lent du rocking chair. Sur l’appui de fenêtre, il avait posé une petite boite de laque noire, finement décorée de grues japonaises, que le temps avait à peine effleurée. Réminiscence d’une époque chérie, il l’avait laissée dans un coin de son grenier pendant toute sa vie, sans jamais en oublier le contenu. Il restait là, la main posée dessus, à perdre son regard dans les reflets de l’eau pendant de longues heures.
Puis il se décida. Il saisit le coffret et l’ouvrit, sortit délicatement les photographies qu’il contenait, s’offrant ainsi un aller vers le pays des souvenirs.

It was hot that day, the sun was high and blinding. One of those days that weigh heavy on one’s shoulders… An old man was sitting on his porch. He was contemplating the bayou, smocking on a pipe on the slow rythm of a rocking chair. He had left on the window sill a little black box, finely decorated with japanese crane. Reminiscence of a cherished time he had left it in a corner of the attic all his life, never forgetting the content. He was standing there, his hand resting on it, losing his eyes in the glare of the water for hours.
He finally decided himself. He grabbed the box and opened it, gently pulled out the photographs inside, offering himself a one-way ticket to memoriesland.

Heiwa

J’étais jeune Marine à l’époque, cela ne faisait même pas un mois que j’avais débarqué au Camp Butler d’Okinawa quand je fis sa rencontre. Mon premier jour de repos, j’étais parti me perdre dans la ville. J’appréciais le calme qui régnait, il faisait chaud sans que l’air soit étouffant, la brise amenait l’air de l’océan. C’est là que je l’aperçue pour la première fois. Elle aussi déambulait dans les rues. Je décidai de la suivre de loin, subjugué par la grâce de sa démarche, par la douceur qui semblait émaner d’elle.

I was young Marine at the time, it was not even a month since I had landed at Camp Butler, Okinawa when I met her for the first time. My first day off, I went wandering in the city. I appreciated the calm, it was hot but not stifling, the breeze was bringing the ocean air. That is where i saw her. She was strolling in the streets. I decided to follow her, subdued by her grace, by the sweetness that seemed to emanate from her.

Kooki

Je la suivis ainsi quelques rues avant de la perdre de vue. Je senti mon cœur battre un peu plus vite. Je cherchai après plusieurs heures durant, sans jamais apercevoir de nouveau son yukata noir charrié par le vent. Je rentrai à la base, hanté par la silhouette de cette jeune nippone. Je décidai de couper par le parc, ce qui rallongerait mon trajet. Mais cela valait le coup d’œil. Et je voulais tester l’appareil photo que j’avais acheté avant mon départ. Faire d’une pierre deux coups.

I followed during a few blocks before losing sight. I felt my heart beating a little faster. I looked after her for several hours without ever seeing again her black yukata carted by the wind. I went back to the camp, haunted by this young Japanese figure. I decided to cut through the park, which lengthen my way. But it was worth the look. And I wanted to test the camera that I bought before I left for Japan. With one stone two birds.

Hime

C’est au travers de mon objectif que je la revis. Je photographiais les cerisiers du parc quand son ombre s’invita au centre de la composition.

I saw her again through my lens. I was photographing the cherry trees when her shadow invited itself into the center of the composition.

Yuuga

Je l’observais de loin, elle ne bougeait presque pas. Le vent, toujours lui, jouait dans ses longs cheveux de jais, les faisait virevolter dans l’air. Les pétales du cerisier sous lequel elle s’était assise se détachaient lentement, tombant avec délicatesse sur son vêtement. Cette scène était bien trop belle pour n’exister ailleurs que dans mes rêves. Seul le cliquètement caractéristique de mon déclencheur me confirmait qu’Elle était réelle.

I looked from a distance, she almost wasn’t making a move. The wind, always him, was playing in her long raven hair, made them twirl in the air. The petals of the sakura under which she was sitting were falling gently on her clothing. The scene was too beautiful to exist elsewhere than in my dreams. Only the characteristic snapping noise of my camera’s trigger was confirming to me that She was real.

Daki

Mon cœur devait battre trop fort, elle sembla l’entendre, tourna son visage vers moi. Son regard, m’ébloui, m’hypnotisa, me cloua sur place. Il me transperça. Je n’existais plus, je n’étais plus qu’un cœur qui battait à toute allure pour elle. Elle me sourit avec une douceur infinie, se releva et parti. Moi, je ne bougeais pas, je ne bougeais plus. A peine si je respirais. Bien plus tard, alors que mon cerveau était encore engourdi, mon corps pris conscience qu’il fallait rentrer. Et je rentrai. Frappé par l’éclair. Sonné par la foudre. Pourquoi ne l’avais-je pas poursuivie ? Je ne connaissais même pas son prénom… Et si… ? Non. Je la reverrais. Je le sais. Je le sens.

My heart was beating too hard, she seemed to hear it, turns her face toward me. Her eyes, dazzled me, hypnotized me, nailed me on the spot. I was no longer existing, I was just a heart beating at full speed for her. She smiled at me with infinite gentleness, got up and left. I did not move. I was hardly breathing. Much later, when my brain was still numb, my body became aware that he had to return. And I went back. Struck by lightning. Why did I not get up and go to her? I do not even know her name … What if …? No. I would see her again. I know it. I feel it.

Hatsukoi

Le vieil homme rangea ses photos et plaça dessus son alliance avant de refermer la boîte. Une larme s’écrasa dessus. Le jeune homme qu’il avait été revit cette japonaise magnifique quelques mois plus tard. Ils auront vécu une longue vie ensemble. Jusqu’à ce que la vie les sépare. Hatsukoi avait été enterré la semaine précédente, il ne s’en remettrait jamais. Il le savait, il le sentait.
Il faisait chaud ce jour-là, le soleil était haut, aveuglant. Une de ces chaleurs qui pesaient lourd sur les épaules, comme les souvenirs… Un vieux était assis à sa terrasse. Il contemplait le bayou, fumant sa pipe au rythme lent du rocking chair. Sur ses genoux, il avait posé une petite boite de laque noire, finement décorée de grues japonaises, que le temps avait à peine effleurée. Réminiscence d’une époque chérie, il avait été la chercher dans un coin de son grenier après l’y avoir laissé là toute sa vie. Il resterait là son regard perdu dans le bayou, de longues heures après que sa pipe se soit éteinte.

The old man put the pictures back in the box and put his alliance over them before closing it. A tear crashed on it. The young man he once was saw again that gorgeous Japanese girl a few months later. They lived a long life together. Until life took them apart. Hatsukoi was buried the previous week, he will never recover. He knew it, he felt it.
It was hot that day, the sun was high and blinding. One of those days that weigh heavy on one’s shoulders like memories… An old man was sitting on his porch. He was contemplating the bayou, smocking on a pipe on the slow rythm of a rocking chair. On his knees there was a little black box, finely decorated with japanese crane. He will stand there, his hand resting on the box,  his eyes lost in the bayou, for hours after his pipe had gone out.

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3 réflexions au sujet de “Hatsukoi”

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